« Il y avait une différence au temps de l'esclavage entre le nègre domestique et le nègre travailleur des champs. Les nègres domestiques, ce sont ceux qui vivaient dans la maison du maître ;ils étaient bien vêtus,ils mangeaient bien parce qu'ils mangeaient comme le maître, ce dont il ne voulait pas. Ils vivaient au grenier ou dans la cave, mais ils vivaient près du maître ; et ils aimaient le maître plus que le maître ne s'aimaient lui-même. Ils donnaient leur vie pour sauver la maison de leur maître, plus volontiers que le maître lui-même. Si le maître disait : « Nous avons une bonne maison »,le nègre domestique disait : »Ouais, nous avons une bonne maison ».Lorsque le maître disait « nous »,il disait « nous » .C'est en cela qu'on reconnaît un nègre domestique.
Si la maison brûlait, le nègre domestique disait « notre maison brûle », le maître le battait encore .Il combattait le feu avec plus d'énergie que n'en mettait le maître lui-même. Si le maître tombait malade, le nègre domestique disait : « qu'il y a-t-il,patron, nous sommes malade ? ».Nous sommes malade. Il s'identifiait au maître, plus que le maître ne s'identifiait à lui-même. Et si vous veniez trouver le nègre domestique pour lui dire : « Echappons-nous, sauvons-nous, quittons cette maison », le nègre domestique vous regardait et répondait : « vous êtes fou, mon vieux, qu'est-ce que ça veut dire, quitter cette maison ? Connaissez vous meilleur maison que celle-ci ?Ou serais-je mieux vêtu qu'ici ? Ou serais-je mieux nourri qu'ici ? » Voila ce qu'était le nègre domestique,on l'appelait le nègre d'intérieur .
Sur la plantation, il y avait aussi le nègre travailleur. Les nègres travailleurs, c'était les masses. Les noirs étaient toujours plus nombreux dans les champs que dans la maison. Le nègre travailleur menait une vie d'enfer. Il mangeait les restes. Les nègres domestiques mangeaient les morceaux du porc. Le nègre des champs n'avaient rien d'autre que ce qui restait des entailles du porc.
Le nègre des champs était frappé du matin au soir ; il vivait dans une cabane, un hutte ; il portait de vieux vêtements dont personne ne voulait plus. Il haïssait son maître. Oui , il le haïssait. Il était intélligent . Quand la maison brûlait, il n'essayait pas d'éteindre le feu : le nègre des champs priait pour qu'il vint un coup de vent. Quand le maître tombait malade, il priait pour qu'il meurt. Si quelqu'un venait le trouver pour lui dire : « quittons cette maison, sauvons nous », il ne répondait pas ; « pour aller ou ? », mais « tout plutôt que cette maison » ».... Extrait du « Pouvoir Noir » , extrait d'un discours de Malcolm X.
Lorsqu'on prend un minimum de recul, est que réellement la situation a changé ? On aime bien la maison du maître, on s'y sent bien même si tout les jours les policiers nous mette la pression avec leur contrôle d'identité, on s'y habitue à force. On adore cette maison, même si trouvé un logement est un parcours du combattant,trouvé un travail malgré tout le bagage intellectuel, trouvé une école diplomé ou pas, même si Fogiel se permet de faire de l'humour noir, même si nos enfants apprennent des insanités dans ces écoles, on aime cette maison. On adore le maître, on s'identifie à lui comme le breton dessaily, ou le bourguignon kelman, même chirac s'est permis de nous définir en terme de bruits et d'odeurs. Et même comme, nos familles meurent dans des immeubles insalubles et que ce c*** de sarkozy s'interesse juste aux papiers, comme si des papiers suffisaient à définir des êtres humains. On aime cette maison, on veut bien rentré chez nous, mais rester la bas pas trop longtemps, il n y a rien à faire la-bas ! Et eux veulent venir, à tout prix, comme beaucoup veulent rester à tout prix, au point de vendre leurs chairs, leurs sangs... dieu j'ai mal au c½ur !
On préfere rester dans notre petit confort,or qu'on pourrait vivre dans des chateaux.La cave du maître est mieux.Que chacun prenne un minimum de recul sur notre situation en France et me dise si la situation est réellemnt différente?moi je pense pas...
Et lorsqu'un frère a les yeux ouverts, est enragée par la situation, on est les premier à le freiner, par peur que le maître se fâche. Quelle lâcheté, nos ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes. On a peur de fuir, peur de s'enfuir dans la foret et bâtir des Quilombos.
Non, on préfère les reste, on préfère attendre, tendre le joue gauche. On veut leur « montrer, leur prouver qu'on est des hommes, qu'on est bon »,de bons toutous. Continué, mai se sera sans moi, j'en peux plus. Pendant que certain s'amuse dans la cave du maître, on nous fouette, nous viole, nous tue. Nous sommes en conflit culturellement ; nos cultures sont renié par nous même, par l'aliénation dont nous somme victimes. Nous sommes en conflit économiquement ;nos pays sont assiégés de dettes inexplicable et inexpliqué, soit des départements. Nous sommes en conflit militairement ; la cote d'ivoire est occupé, il y a des bases occidentale un peu partout en Afrique. En somme nous somme en guerre.

